Résumé
En cette période de voeux les bilans annuels fleurissent : pour les amateurs de chiffres, le nirvana statistique cru 2007 atteint son apogée. En attendant le 30 janvier que la Fédération du e-commerce et de Vente à Distance (FEVAD) communique les derniers résultats del’Observatoire Médiamétrie des Usages Internet et le 5ème baromètre Fevad / DirectPanel des achats de Noël 2007, Netcraft et l’association pour le commerce et les services en ligne (ACSEL) nous donnent déjà la tendance.
Seuil symbolique franchi début Décembre selon Netcraft, soit 50 millions de nouveaux sites en 2007. Il faut relativiser car moins de la moitié sont vraiment actifs; leur croissance reste cependant importante avec 38% de plus que l’année précédente. Les 3 plus gros fournisseurs de services de blogs se taillent la part du lion : 25 millions de sites répartis entre MySpace, Live Spaces et Blogger.
l’ACSEL a publié avant-hier son baromètre du e-commerce 2007, une agrégation de statistiques :
la croissance du e-commerce est près de 3 fois supérieure à la croissance de la population internaute.
Quand il s’agit de statistiques, il faut se méfier des dérives d’interprétation et garder en mémoire la source des données. Ici il y a un mélange de données générales et d’autres issues d’un panel qui représente à peine un quart du marché.
Ensuite, à la fin du document on lit accessibilité
et taux de réussite de transaction
: il est en fait question de disponibilité de service. Dans les études qui présentent des statistiques sur la disponibilité de serveurs, les chiffres moyens oscillent généralement entre 95% et 100%, ce qui ne signifie pas grand chose, finalement.
Il faut surtout retenir que c’est un indicateur de non-qualité dès que la valeur est en dessous de 100% : la disponibilité est une fonction obligatoire selon la classification de Kano.
Le taux de transaction réussies
ne tient pas compte des utilisateurs qui ont abandonné leur navigation avant d’acheter. Il s’agit une fois de plus de réussites techniques normales d’un point de vue utilisateur. Même pour 100 % de transactions réussies, combien de clients ont abandonné leur panier en cours de route pour des problèmes de qualité du site ? C’est aussi sur ce gisement de non-qualité qu’il faut s’interroger.
Enfin, le baromètre de l’ACSEL nous donne un indicateur global intéressant pour l’amélioration de la Qualité. A l’approche de Noël les sites changent de look et en font des tonnes : même s’il est inférieur à l’année dernière sur la même période, le poids des pages web augmente de 36,2% entre juillet et décembre pour atteindre 340 Ko en moyenne. En comparant cette information au poids raisonnable
de 100 Ko recommandé pour des utilisateurs connectés à haut débit [Prioritizing Web Usability, Nielsen/Loranger 2006 et Opquast, bonne pratique N°44], on mesure les progrès à faire d’ici à Noël 2008.
En cas d’engorgement du réseau, l’augmentation du poids des pages est un facteur de risque aggravant. Bien évidemment comme le souligne l’auteur, l’impact sur la performance dégrade le temps de transaction. Traduction : le site rame, risquant de ne pas voir aboutir le paiement en ligne. Plus grave, le temps d’attente affecte proportionnellement la satisfaction de l’utilisateur.
Bien que le poids des pages ne soit pas le seul facteur de rapidité d’un service web, il y contribue beaucoup. Particulièrement en période d’engorgement, les sites les plus compétitifs - et les plus attractifs pour un consommateur pressé - sont les plus légers.
Il reste à peine 11 mois pour vous préparer à la prochaine vague et optimiser vos pages…
Jacob offre à ses lecteurs un rapport de 150 pages gratuit comme cadeau de fin d’année : Beyond ALT Text: Making the Web Easy to Use for Users with Disabilities - Design Guidelines for Websites and Intranets Based on Usability Studies with People Using Assistive Technology
, by Kara Pernice & Jakob Nielsen donc….
Le rapport contient 75 directives de conception pour augmenter l’utilisabilité des sites web et intranets pour les personnes qui utilisent des technologies d’assistance telles que les lecteurs d’écrans ou les agrandisseurs (loupes).
Le contenu date un peu (octobre 2001) mais semble regrouper un bestiaire néanmoins intéressant des technologies d’aide à l’accessibilité. On y trouve notamment des photos en quantité et en japonais pour les captures d’écran -des travaux nippons illustrent l’étude- de terminaux braille, dispositifs de pointage automatisés, claviers spéciaux, etc.
Des extraits audio de séquences enregistrées avec le lecteur d’écran JAWS complètent le rapport. La synthèse vocale est en anglais, et les fichiers à télécharger séparément.
En préalable au téléchargement, Maître Nielsen nous rappelle dans sa newsletter qu’au-delà du cadre des discussions d’accessibilité, ce qui importe, c’est de savoir dans quelle mesure les sites web sont faciles à utiliser pour les utilisateurs handicapés. L’équipe a conduit les tests dans cet esprit, avec ce segment d’audience cible traité comme n’importe quel autre segment de clients.
A lire sous le sapin, entre la dinde et la bûche ![]()
Ressources
Résumé
La loi de Fitts détermine la vitesse à laquelle des éléments sont cliqués à l’écran, en fonction de deux paramètres : la distance séparant la cible du point de départ et la taille de la cible elle-même.
Intuitivement, on pressent bien que “plus quelque chose est petit et situé loin de mon point de départ, plus il faudra du temps pour cliquer dessus".
La loi de Fitts permet de vérifier cette intuition et de quantifier: le temps qu’il faut à un dispositif de pointage (souris, trackball, écran tactile, joystick, etc.) pour atteindre une cible est proportionnel au logarithme de la distance à la cible divisée par la taille de la cible. En clair cela signifie que :
Finalement on peut formuler : le temps mis pour atteindre une cible est proportionnel à sa distance du point de départ et inversement proportionnel à la taille de la cible
.
Ressources
I. Scott MacKenzie a publié de nombreux travaux sur la loi de Fitts.