| « Qualité Web : une définition visuelle |
Depuis les balbutiements industriels de la Qualité au début du XXème siècle, le mot qualité a été récupéré, galvaudé, conditionné à toutes les sauces et finalement ingéré dans le langage courant riche de diverses interprétations. Parler de Qualité Web participe d’une certaine manière à ce chaos.
Bien que la perception de son sens varie, la qualité est dans notre société de consommation une composante obligatoire des produits et services que nous utilisons. Devenue exigence basique du client, copieusement alimentée par un discours omniprésent dans la pub, les loisirs, le travail etc., elle passe inaperçue tant elle semble évidente : on la remarque surtout quand elle est absente.
La Qualité serait-elle donc si difficile à cerner ? Même l’Organisation Internationale de Normalisation (ISO) a hésité successivement dans l’énoncé de sa définition qui raccourcit et se généralise au fil des années, devenant en même temps de plus en plus nébuleuse
Ensemble des propriétés et caractéristiques d’un produit ou d’un service qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés ou implicites.
Ensemble des caractéristiques d’une entité qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés et implicites.
aptitude d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques à satisfaire des exigences.
La qualité compte aujourd’hui plusieurs facettes, des déclinaisons périphériques et normes dans de nombreux secteurs d’activité. La course à la compétitivité, la nécessaire maîtrise des coûts l’ont déjà conduit naturellement à investir notamment la production de logiciels sous diverses formes. Il fallait s’attendre logiquement à la voir atteindre le web un jour ou l’autre.
c’est le sens de l’évolution, si on reprend l’historique éclair des 3 dernières décennies : d’abord un stade expérimental conduit à une période artisanale dans les années 90, puis une explosion euphorique du marché et les excès du changement de siècle aboutiront à une certaine maturité, conjonction probable d’une rationalisation économique avec l’émergence de standards de développement et d’exploitation fiables.
D’un côté le web s’industrialise et des pratiques d’excellence dans des disciplines variées se recoupent parfois, proposant toutes des améliorations en rapport avec la production ou le point de vue de l’utilisateur, le client pour reprendre le vocabulaire de la Qualité : conformité du code aux standards, accessibilité, utilisabilité, ergonomie, méthodes agiles, web analyse, rédaction web, etc.
De l’autre côté, nous avons la Qualité classique, centrée sur les clients, avec ses méthodes d’optimisation des coûts et de production. Celle-ci a fait ses preuves depuis presque un siècle. Les principes de base restent valables pour tout produit ou service, mais dans la pratique pour évaluer, gérer et garantir la qualité les services en ligne les outils industriels manquent de précision et l’application des normes …d’agilité.
La Qualité Web, c’est finalement la fusion de ces deux mondes, l’industrialisation de pratiques d’excellence au service des exigences des utilisateurs.
Partant de la Qualité définie dans la norme ISO 9000:2000, Elie Sloïm la transpose au web :
la Qualité des services en ligne est l’aptitude d’un logiciel, d’une application, d’un matériel, d’un réseau, ou d’une interface électronique ou informatique, à satisfaire à des exigences implicites ou explicites.
Aaaaah… C’est plus clair. Mais encore flou sur la deuxième partie : d’où viennent ces exigences ? Le modèle de Kano peut nous aider à les identifier, tout en gardant à l’esprit une représentation précise des forces en présence et les deux aspects complémentaires de la Qualité :
Enfin, pour compléter la définition, on peut l’étendre à toutes les dimensions :
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